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Les bienfaits de la danse sur la santé

Par Isabelle Gravillon modifié le 12 septembre 2016

Moral, mémoire, endurance… Enchaîner les pas de danse se révèle bénéfique pour la santé. Voici pourquoi.

« Petite, j’accompagnais mes parents au bal du village. Je me souviens de la première valse que j’ai dansée, debout sur les chaussures de mon père! Et puis, en grandissant, j’ai complètement arrêté de danser. Je trouvais ça un peu ringard… Jusqu’à ce qu’une amie m’invite à son cours de salsa il y a deux ans. Depuis, je suis accro! Danser la salsa me comble, ça me fait du bien au corps et au moral » décrit enthousiaste Yolaine, 69 ans, fonctionnaire à la retraite. Qui eût cru que bouger en rythme sur une musique pouvait s’avérer aussi bénéfique pour notre bonne santé, tant physique que psychique? C’est pourtant le cas.

En matière de prévention du cholestérol, du surpoids ou des maladies cardio-vasculaires, nous pensons immédiatement sport, vélo, natation et surtout marche… mais rarement danse (42% des 65 ans et plus pratiquent régulièrement la marche à pied, 3% seulement la danse. « Danser régulièrement produit pourtant les mêmes effets qu’un sport d’endurance. Nous musclons notre cœur, augmentons nos capacités respiratoires, améliorons notre circulation sanguine. Qui plus est, nous renforçons nos muscles, entretenons nos articulations, travaillons notre équilibre, notre souplesse et la coordination de nos gestes. Le tout sans avoir le sentiment de fournir un effort ou de souffrir, et même en éprouvant un réel plaisir » explique France Schott-Billmann, psychologue et danse-thérapeute. « Je ne connais personne qui résiste à la joie que procure la danse! Il suffit de se mettre en mouvement sur un air pour que cette émotion surgisse comme par magie », confirme Véronique Sommer, elle aussi psychologue et danse-thérapeute.

Danser fait du bien

Mais d’où vient donc ce pouvoir euphorisant de la danse? Nos deux spécialistes sont unanimes: danser nous reconnecte aux souvenirs heureux de notre toute petite enfance, quand notre mère nous berçait dans ses bras, et surtout quand dans son ventre nous étions habités par le rythme de ses battements de cœur, doucement balancés au gré de ses mouvements. « À l’instant même où je me lance sur la piste, j’oublie tout » confie Roland, 71 ans, adepte de rockabilly.

« C’est comme si la danse prenait possession de moi, je me sens léger, heureux », sourit cet ostéopathe à la retraite. « Quand nous dansons, nous sommes en effet dans un état de conscience modifiée, comparable à celui que procure l’hypnose. Le rythme et les gestes qui se répètent favorisent cette forme de transe, d’exaltation », ajoute France Schott-Billmann. Des parenthèses de lâcher prise qui ne peuvent que faire du bien.

Apprendre une danse aide à maintenir l’esprit vif et alerte

Notre cerveau lui aussi trouve son compte dans nos pas de tango, de valse ou de charleston. L’attention, la concentration et la mémoire sont fortement sollicitées pour observer les gestes à reproduire, puis retenir les enchaînements. Rien de tel que l’apprentissage d’une danse pour maintenir son esprit vif et alerte!

« Quand j’ai débuté la salsa, une mouche ne m’aurait pas distraite. J’étais ultra-concentrée, pleinement engagée dans cette tâche. Mais cela ne m’a jamais pesé. J’éprouvais une telle satisfaction, un tel sentiment de victoire quand j’avais réussi à mémoriser une séquence, que le plaisir et la liberté balayaient tout », raconte Yolaine.

Le bonheur que nous pouvons trouver dans la danse tient également à son aspect esthétique. « Ces pas, gestes et figures hérités d’une très longue histoire, quelle que soit la danse, ont fait la preuve de leur beauté et de leur harmonie. Et cela n’est pas sans effet sur le psychisme qui jouit de cette plénitude et de cet équilibre », avance France Schott-Billmann. Cette certitude que le beau fait du bien et aide à mieux vivre, nous l’avions peut-être déjà concernant la peinture ou la musique. Et si nous l’expérimentions aujourd’hui à travers la danse?